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OFFRE d’EMPLOI – CDD // Animateur Coopérative Jeunesse de Territoire

L’ADESS pays de Brest, pôle de l’économie sociale et solidaire, recrute un animateur (trice) d’une coopérative jeunesse de territoire – quartier Kerourien et Bellevue à Brest.

Description du poste :

Sous l’autorité de l’ADESS et du comité de pilotage « CJT », l’animateur(trice) aura la responsabilité d’accompagner et d’encadrer un groupe de coopérants de 18 à 25 ans dans la mise en place et sa gestion de la structure « CJT ».

Une Coopérative jeunesse de territoire regroupe environ 15 jeunes qui se rassemblent afin de créer leur activité et/ou emploi en offrant différents services aux particuliers, entreprises, associations et collectivités du territoire de Brest, tout en s’initiant aux rouages et à la gestion d’une entreprise coopérative. Cette expérience leur permet de découvrir leur potentiel, de développer leur sens des responsabilités et de s’initier à l’entrepreneuriat.
Dans ce contexte de prise en charge individuelle et collective, l’animateur(trice) devra donc mobiliser les coopérants autour des objectifs inhérents à la gestion d’une entreprise coopérative et à la vie associative.

Missions :

  • Encadrer les coopérants à toutes les étapes de leur entreprise (planification, promotion, négociation de contrats, etc.) avec l’appui de la Coopérative d’activité et d’emploi – CAE 29,
  • Assurer la cohésion du groupe,
  • Faciliter la prise en charge graduelle du projet par les coopérants,
  • Assurer la communication des données concernant les activités de la coop’ de territoire.

Compétences requises :

Expérience en animation auprès de différents publics, Capacité d’écoute, de compréhension et d’adaptation, Aptitudes relationnelles, disponibilité, fiabilité, rigueur, Esprit d’équipe, Etre ouvert aux principes coopératifs, Etre à l’aise à participer à la mise sur pied d’un projet d’entreprise économique, Démontrer du leadership et de l’autonomie,

Atouts :

Être familier avec l’entrepreneuriat et la formule coopérative,
Connaissances en gestion (comptabilité, marketing, ressources humaines), Posséder un permis de conduire et avoir une voiture à sa disposition.

Caractéristiques du poste :

Horaires : 35h semaine
Type de contrat : CDD – 6 mois, renouvelable
Lieu de travail : Brest, Déplacement locaux et régionaux dans le cadre de la mission
Poste à pourvoir à compter du 1 février 2017

Candidature à adresser par mail avant le 18 janvier 2017 à : contact@adesspaysdebrest.infini.fr

Télécharger cette offre en PDF : OE_CJT_Jan17

Le Lieu-Dit dans Côté Brest !

L’ADESS Pays de Brest coordonne un collectif de 10 structures de l’ESS (le Lieu Dit) dont l’un des objectifs est de créer un lieu vitrine des produits et valeurs de l’ESS, en centre de ville de Brest, un lieu dynamique qui permet les synergies et la mutualisation.

Vous trouverez via le lien suivant, un article présentant notre démarche : http://www.cotebrest.fr/2016/10/12/lieu-dit-la-cooperation-avant-la-cohabitation/

N’hésitez pas à relayer l’information dans vos réseaux ! Merci

Compte-Rendu // 27 septembre – Diagnostic ESS : Restitution aux acteurs

Vous êtes acteurs de l’ESS, vous intervenez sur les inter-communautés de l’Aulne Maritime et de la Presqu’île de Crozon et souhaitez promouvoir et développement l’ESS sur ces deux territoires? Il était donc important d’être présent le 28 Septembre dernier au cinéma le REX à Crozon, pour la restitution du diagnostic ESS mené ces 6 derniers mois et présenté par l’ADESS pays de Brest, pôle de développement de l’économie sociale et solidaire sur le pays de Brest.

Cette restitution s’inscrivait dans la continuité de la réunion ouverte aux acteurs ESS et au grand public organisée le 4 Juillet dernier à l’hôtel sainte marine Léo Lagrange (Crozon), et sonnait comme la dernière étape d’une étude qui aura impliquée un grand nombre d’acteurs et d’élus des deux territoires.

En effet l’ADESS et les deux COMCOM ont manifesté dès le départ la volonté commune d’obtenir un diagnostic  « partagé ».

Ont répondu à cette réunion : 24 acteurs de l’ESS, ainsi que la chargée de mission de la CC d’Aulne Maritime, Manon FILY. La présentation et l’encadrement de cette réunion ont été menées par l’ADESS,  en les personnes de Noa SOUDEE (coordinatrice) Armelle LEMETAIS (administratrice) et Grégory DOUZIMA (Stagiaire chargé de diagnostic ESS).

Suite à cette présentation et aux échanges, un sentiment de satisfaction partagé était présent, aussi bien chez les acteurs ESS dont les attentes ont été en grande partie satisfaites selon leurs dires, mais également au sein de l’équipe de l’association. Une seule envie pour les acteurs du territoire : continuer !

Il reste à l’ADESS une dernière étape pour clôturer son étude le 14 octobre prochain, à savoir, une deuxième restitution adressée cette fois-ci aux élus des deux intercommunalités.

Rappelons au passage que cette étude a pour objectif in fine de donner aux élus locaux des outils et leviers pour faciliter une intégration efficace et durable l’économie sociale et solidaire dans les politiques de développement économiques locales au sein du nouveau territoire qui verra le jour en janvier 2017 (fusion des communautés de communes d’Aulne Maritime et Presqu’île de Crozon).

Synthèse de l’activité de la Boussol

La Boussol fête ses 3 ans ! Petite rétrospective du tiers-lieux !

La Boussol’ a ouvert ses portes en septembre 2013, au 4ème étage du 7 rue de Vendée. Initié en réponse au besoin de porteurs de projets et de salariés associatifs sans locaux, ce projet est porté par l’ADESS Pays de Brest. A l’occasion de ses trois ans, l’association a souhaité faire une synthèse de l’activité de cet espace.

Nombre de coworkers par année, témoignages de coworkers ayant séjourné dans cet open-space, évolution de la fréquentation dans le temps, … Toutes ces informations sur la Boussol’ en une seule image !

Bonne découverte !

Café Bonnes Nouvelles 3 // Valoriser son territoire

Nous sommes partis à 10h30 de Brest. La route serpente entre petites routes et bourgades bretonnes … Voilà l’aber Benoît puis, enfin, l’aber Wrac’h et là, toute proche, l’ile Cézon que nous allons visiter.

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Le temps est au beau fixe : ni trop chaud ni trop froid. Chacun s’équipe et nous entamons la traversée pour rejoindre la petite équipe qui, arrivée plus tôt, nous attend déjà là-bas. Les algues et l’eau en font déchausser certains. Nous sommes ensuite accueillis sur l’île, en même temps que 2 volontaires arrivant de Chine pour 15 jours de chantier.

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« Personne ne comprend le chinois ? Nous nous comprenons, mais ce n’est parfois pas évident sans parler la même langue ! »

Le ton est donné. La visite de l’île peut commencer … Un mélange entre l’histoire du lieu, et le récit du projet qui a pris depuis moins d’un an, possession des lieux.

Didier nous explique les particularités historiques du site : un lieu de protection du nord, d’abord, pour lutter contre les anglais. Vauban y a installé des fortifications, une tour et des soldats, le lieu était plus ou moins occupé en fonction des nécessités militaires de l’époque. Puis Napoléon III a continué a utiliser l’espace, notamment avec un magasin à poudre.

Encore plus tard, les allemands ont réutilisé les constructions de Vauban (comme dans beaucoup d’autres lieux). Il y ont construit 17 blockhaus et ont occupé l’espace. Certains sont encore en très bon état (il nous en fait d’ailleurs visiter un où 15 soldats vivaient).

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L’île a ensuite été vendue aux enchères, ne valant pas grand chose à l’époque, car pas cultivable, elle a été rachetée par un propriétaire passionné d’histoire qui voulait en faire un lieu artistique et une résidence secondaire, il a fait des choses avec une association d’artistes amis, mais les choses se sont étiolées avec le temps. Le propriétaire actuel, artiste et vivant à l’étranger, n’exploitait plus le lieu où la végétation a repris ses droits.

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Puis, il y a un an, Didier apprend que le propriétaire pourrait être intéressé par la dimension culturelle et artistique qu’il voit dans ce lieu abandonné. Ils se rencontrent, et de là naît le projet de l’association de l’île Cézon : redonner une vie à ce lieu chargé d’histoire, grâce à des chantiers participatifs, et donner la chance au public et aux artistes de venir le découvrir.

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L’association Cézon bénéficie ainsi de 32 ans de bail pour avancer dans cette tâche : 20 ans de chantier progressif et 12 ans de visite.

L’association accueillent donc actuellement sur l’île une quinzaine de volontaires sur le site qui viennent travailler. Les matinées, des chantiers sont organisés (déblayage, taille, aménagement, archéologie, etc.). Et les après-midi sont libres. Chacun dort sous tente. L’ancien magasin à poudre est utilisé comme lieu de rencontre/repas et une jolie cuisine y a été aménagée.

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Ce projet nécessitera des années, et des compétences diverses, et les liens commencent à se créer avec les universités (histoire, architecture) environnantes pour percer ses mystères. Parce qu’un projet de ce type, portée par une association de citoyens, ce n’est pas courant !

Et même si les organismes nationaux ou régionaux comprennent qu’un privé puisse engager ces démarches, c’est souvent plus difficilement compréhensible des élus …

La visite prend fin sur la tour du Fort, – qui nécessite des travaux pour éviter un écroulement potentiel… – par un pique-nique au soleil avant de retraverser vers le continent.

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Pas de lâché de bonnes nouvelles pour cette fois, mais après tout, on en a déjà vu beaucoup dans ce projet où s’entremêlent : pouvoir citoyen, territoire, culture artistique et histoire …

Merci au projet de nous avoir accueilli !

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Ressources pour aller plus loin :

 

[Compte-Rendu] Economie Collaborative // Explorons les possibles

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Nous sommes une petite dizaine, de différents horizons, porteur ou accompagnateur de réseau sur le territoire, citoyen, connaissant ou pas l’économie collaborative d’ailleurs… Mais tous intéressés par ce qu’elle provoque dans la société, par les transformations qui s’annonce et pour en savoir plus.

Myriam, qui était là pour faire un retour sur le OuiShare Fest, commence par une présentation … C’est quoi l’économie collaborative ? Et OuiShare ? Et les conclusions du OuiShare Fest ?

> Pour accéder à la carte heuristique de la présentation, c’est par ici !

Tout le monde écoute religieusement …

Et puis on se présente, parce qu’on est arrivé au compte-goutte. Ce qui est sûr, c’est que l’intérêt est présent. Et la conclusion que les projets qui sont résilients sont ceux qui vont peut-être moins vite, mais qui réinterrogent les 3 problématiques du pouvoir : l’inclusion, la hiérarchie et la propriété, nous parle.

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Le débat se poursuit …

  • Comment inclure la surdité dans ce type de réunion (l’une des participantes est malentendante …) ?
  • Et le lien à l’ESS ? A la transition ?
  • On parle des projets du territoire, de monter un groupe MakeSense à Brest, d’une cuisine pour tester son activité, de finances solidaires …

Et puis, nourrit, on échange les mails et on espère qu’on se recroisera … Pourquoi pas sur le groupe facebook OuiShare Bretagne ? Ou dans un holdup MakeSense ?

A bientôt !

Café Bonnes Nouvelles 2 // Cultivons la ville !

jeudi 26 mai – 18H30.

Nous arrivons par groupe de 2 ou 3 … Ici beaucoup se connaissent, chacun demande des nouvelles, regarde autour, salue Monique et Jean-Luc, ou le groupe des tricoteuses qui s’en va. On prend place et finit par se dire « Ah oui, on commande, qu’est-ce que tu veux ? ». Nous attendons encore quelques minutes que certains aient pris à boire, mais comme le monde continue d’arriver, nous finissons par démarrer.

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Nous sommes finalement plus de trente, assis ou même debout, dans la deuxième pièce du café de la gare, à côté des jeux pour enfants, avec la fenêtre ouverte parce que « vous allez vite vous tenir chaud  » … !

Nous débutons par la présentation de l’ADESS Pays de Brest et de ses trois missions : l’accueil de porteurs de projets, le portage de projets collectifs, et la sensibilisation pour créer une culture de l’Économie Sociale et Solidaire.

Le lâché de Bonnes Nouvelles est ensuite proposé, avec toujours ce même objectif : se motiver, rendre compte des choses qui vont bien, se donner envie de faire !

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LACHÉ DE BONNES NOUVELLES

« J’ai commencé mon deuxième potager partagé à Plougastel, nous sommes 4-5 à chaque fois, ça marche et c’est super ! »

« Au Relecq-Kerhuon, les incroyables comestibles ont démarré, et j’ai eu le plaisir de trouver 10 bouteilles pleines pour arroser »

 » Oui, nous sommes à peu près 10 volontaires au Relecq, cela va s’organiser petit à petit ! »

« Une réflexion s’est ouverte pour ouvrir une école démocratique dans la région de Brest ! »

« Le retour du printemps : c’est une bonne nouvelle ! »

« Un slow park (fête foraine pour les escargots, éloge à la lenteur) a lieu à la médiathèque de Lambézellec le 27 mai, je suis curieux d’y aller … « 

« Le 12 juin, les Incroyables Comestibles de Landerneau organisent un pique-nique près du skate parc de la Palud … ça va être sympa, venez ! »

« Dimanche 29 mai, il y a une pièce d’Eric-Emmanuel Schmitt au Centre Social Jacolot. »

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PRÉSENTATION Des INcroyables comestibles de landerneau

Les incroyables comestibles est une expérience communautaire qui consiste en la mise à disposition gratuite, dans de petits potagers disséminés dans les villes et les campagnes, de légumes cultivés par les volontaires participant au mouvement. Cela a débuté à Todmorden, au nord-ouest de l’Angleterre. Au départ de cette petite expérience d’autosuffisance alimentaire est né un mouvement.

Après les citoyens anglais, les citoyens francophones ont accueilli ce nouveau concept avec enthousiasme. Une communauté s’est lancée à Brest en 2014, et Landerneau a suivi en 2015. A la base du projet, il y a :

  • l’envie de réinvestir l’espace public
  • le partage autour des plantes, de leur arrosage à leur production
  • une forte idée d’échange, de lien social, autour des pratiques mais aussi de beaucoup d’autres sujets

Le projet a démarré par la recherche d’une parcelle. Plusieurs possibilités se sont présentées et le choix s’est porté sur une parcelle au bord de l’Elorn, derrière le primeur. Il y a beaucoup de promeneurs qui passent et sont intrigués et elle est entourée de végétation. Une convention a alors été signée avec la ville.

Ensuite une boite de don de plantes a été plantée sur la parcelle, pour initier le mouvement ; puis la participation à des événements à Landerneau  (notamment la foire bio) a permis faire parler de l’initiative ; il y a aussi eu le lancement d’une grainothèque en partenariat avec la médiathèque de Landerneau.

Les partenariats sont très importants pour le projet, notamment avec l’épicerie sociale Ar Stalig  et la maison pour tous (Maison des Familles), ils permettent par exemple que les bénéficiaires de l’épicerie fassent une permanence sur une parcelle aménagée dans un jardin partagé de Landerneau (à Kergreis, sur les hauteurs de Landerneau), ce qui favorise les échanges autour du jardinage, et le travail en extérieur. Et cela pousse les gens a venir ensuite sur la plus grande parcelle près de l’Elorn.

C’est un petit espace, mais l’idée est de lancer un jardin, de donner les clés et que les gens s’en servent ensuite. Cela permet de s’approprier les choses autour de chez soi, et de devenir acteur avant d’arriver sur une parcelle collective … ou de faire des choses seul chez soi. L’idée de l’épicerie sociale est de rendre acteur ; en plus du jardinage, il y a des cours de cuisine, la maison des familles, etc.

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Sur la parcelle près de l’Elorn, la dimension sociale est essentielle. Il y a de tout … Des gens qui font juste des dons de plantes, d’autres sur-investis, des bénévoles plus ou moins présents et ponctuels. L’implication est progressive … Le nombre de présents par semaine fluctue énormément, en fonction de beaucoup de facteurs ; mais 10 personnes sont présentes régulièrement, les mardi soir et samedi matin.

Les Incroyables Comestibles n’ont pas d’objectif de rendement, mais souhaitent à toucher les gens. A terme, il serait possible de ramener une autonomie alimentaire des ville jusqu’à 30 à 40% ! Et même si on a un jardin, on peut venir échanger, le débat est une part importante du temps sur la parcelle … Souvent, il y en a un qui travaille et un qui accueille les passants / discute / échange !

Il n’y a pas eu de vandalisme … Un joueur mélange les galets qui nomment les  plantes, ce qui oblige à quelques puzzles de temps en temps. Et de petites disparitions ont été observées, mais rien en comparaison des dons reçus. Souvent, on a plus envie de dégrader du matériel que du végétal, or chacun vient avec ses outils, donc il n’y a que le végétal qui reste. Pourtant, la parcelle était un lieu de rencontre de jeunes avant … A Brest, ils ont eu un cas de graffiti … qui les remerciait pour leur action !

Des espèces rares ont été données, parce que le jardin nous renvoie tous à notre histoire. Dans la discussion, il serait possible de créer des « recueils d’histoire » liés à des plantes données …

En fait, l’objectif est vraiment de créer du lien social. Il y a aussi un échange de compétences, même si les plus impliqués avaient quand même déjà tous cultivé. Certaines personnes sont ressources, comme les gens âgés qui n’ont plus de jardin aujourd’hui,et qui peuvent transmettre… C’est un super outil de transmission !

L’abondance est si facile à créer dans le végétal …

Une difficulté persiste : proposer des ateliers … Mais le projet est encore jeune ! Ils recherchent aussi de la terre, de l’herbe …Il faut faire fonctionner le relai !

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POUR ALLER PLUS  LOIN …

Rencontrez les incroyables comestibles le dimanche 12 juin, pour un pique-nique au jardin, sur leur parcelle près du skate Parc du jardin de la Palud ! Il y aura aussi une givebox !

Liens et ressources citées :
Ressources littéraires :
  • Les incroyables comestibles, Domaine du possible, Coédition Colibris

Café Bonnes Nouvelles // Le Design pour tous

Samedi 23 avril – 10h30.

Nous arrivons au compte-goutte … Nous ne sommes jamais venus à Goasven pour la plupart, et certains ont failli faire demi-tour car il est facile de passer à côté de Goasven sans le voir … Oui, mais quand on y arrive, on s’en souvient, et on y revient !

Après un café ou un jus de fruit, nous démarrons ce premier Café Bonnes Nouvelles …

Par la présentation de l’ADESS Pays de Brest et de ses trois missions : l’accueil de porteurs de projets, le portage de projets collectifs, et la sensibilisation pour créer une culture de l’Économie Sociale et Solidaire. Nous allons à l’essentiel pour laisser parler les initiatives que nous sommes venues rencontrer :

Le collectif Goasven, d’abord, qui nous présente le lieu où nous sommes : A plus de deux cents (habitants et producteurs locaux), ils ont acheté cette ancienne ferme (en copropriété via une sci) pour y monter d’abord un magasin de producteur (bio ou suivant une charte paysanne), puis un café associatif, pour animer ce lieu et en faire plus qu’un lieu de consommation locale. Aujourd’hui, de nombreuses animations y sont organisées : concerts, ateliers, débats … « Mais on vient aussi pour se retrouver et décompresser après le boulot le vendredi soir », dans un lieu où les enfants peuvent courir. Les producteurs et consomm’acteurs ouvrent le magasin et tiennent le café, c’est une question de confiance, de bon sens.

Ultra éditions, ensuite. Maison d’éditions associative créée en 2011, elle publie des ouvrages qui ont trait au design, à l’architecture, à l’art contemporain et à tout ce qui touche ces trois disciplines qui s’entrecroisent. L’engouement pour ces sujets les a poussé à proposer des ateliers de création pour les enfants (tournés vers les arts plastiques) et pour les adultes (axés plus design / mobiliers), le tout dans des logiques de partage de plans et d’idées de créations sous licence libre.

Ce premier échange permet à chacun de se situer. Maintenant, il s’agit de rentrer au cœur du but de ce matin : s’échanger des bonnes nouvelles, parler de choses positives pour partir rechargé, avec l’envie de faire et le sourire aux lèvres …

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Laché de Bonnes Nouvelles

« Découvrir ce nouveau lieu ce matin, que je ne connaissais  pas, et que je trouve super ! »

« Le phénomène Nuit Debout, qui témoigne d’une envie de changer les choses, de se les réapproprier »

 » J’ai un regard optimiste sur l’avenir et l’orientation des jeunes aujourd’hui, je trouve qu’ils recherchent de plus en plus la simplicité, le lien au territoire. »

« Oui, les jeunes générations ont envie d’autre chose »

« Un habitat participatif qui prend forme sur Brest est en réunion au même moment que nous ! »

« A Daoulas, les habitants ont refusé la disparition de fermes au profit de l’agrandissement encore et toujours de grandes surfaces, en attaquant le projet en justice : ils ont gagné en première instance… »

« Il y a de plus en plus d’initiatives comme celle-ci [Goasven] qui font vivre l’agriculture locale … et il en faut encore plus ! »

« Sur Lannion, un nouveau site : vivredansmaville.com, a été lancé, il permet un échange de savoir et la mise en place de projets collectifs … A découvrir ! »

« Le volontariat en service civique est un temps qui change le rapport au travail des jeunes mais aussi de la structure en générale (moins de hiérarchisation, plus de collaborations). »

« L’exposition de Julie Souverain (avec Urbane Collecte), à la médiathèque de Brest, autour de meubles en palettes »

Présentation d’Ultra editions

Ultra éditions, c’est aussi des projets comme les tricyclettes, produites en collaboration étroite avec Kuuutch. Trois tricyclettes ont été créées : l’une sur la sérigraphie, l’autre sur des tampons et la troisième comme un fond de polaroid. Le principe ? trois ateliers de création mobiles et rapides sur vélo, accessibles à tous et où chacun repart avec une production de très grande qualité artistique. Les collectivités l’aiment car elles permettent ce lien au public large, et elles font  de l’animation. Elles sont donc très demandées sur les événements,et sont adaptées pour l’occasion (encres végétales pour la fête de la soupe !) … Par contre, elles sont lourdes à déplacer, il faut de bonnes jambes !

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Ce projet a été mené avec le volontaire en service civique qui était chez Ultra éditions à l’époque : il a produit les plans qui sont maintenant disponibles gratuitement en ligne sur la plateforme collaborative FlatShape.

FlatShape est une plateforme unique en France, qui référence les plans de mobilier en licence « art libre » ou « copyleft ». Les plans peuvent être utilisés par tout un chacun. Certains peuvent même être modifiés et remis en ligne avec leur dérivation ! Du moment qu’elles citent l’auteur initial et qu’elles sont sous la même licence d’utilisation !
Chacun peut proposer ses plans sur la plateforme, il suffit de s’inscrire gratuitement.

Comment en vivre ? Certains enseignent … D’autres utilisent leurs plans, connus dans le milieu, comme véritable outil de publicité ! Ça fait parler d’eux … et donne envie de faire appel à eux !

Ultra propose aussi des ateliers ouverts à tous, le jeudi soir pour adultes notamment, mais aussi d’autres choses pour les enfants (stage d’arts plastiques, de design sonores …). Chacun peut venir avec un projet de création, ou même juste une idée, et il est accompagné dans la réalisation de son projet …

Pourquoi toutes les créations de mobiliers sont en bois ? Parce qu’il est facile à travailler avec du petit électroportatif  … Qu’il soit de récupération ou de grande surface.

Pour aller plus  loin …

Liens et ressources citées :
Ressources littéraires :

Le Barter à Brest

Présentation par Emmanuel Gazin, de la Recyclerie « Un peu d’R ». 

Dans le cadre de son assemblée générale, l’ADESS pays de Brest a fait intervenir la recyclerie Un peu d’R afin de présenter un nouveau système d’échange innovant qui se met en place … Retrouvez ci-dessous l’intégralité de son témoignage !

Historique

Très souvent nous étions sollicités, notamment par des associations, sur de l’équipement, du petit aménagement… Et rapidement est arrivée la question de notre modèle économique.

Bien entendu, l’échange, le coup de main fait parti de notre modèle, de nos valeurs mais nous devions aussi nous interroger sur quel était notre projet, notre fonction. Nous avons donc décidé de réfléchir à une manière de formaliser ces échanges, de les rendre visibles sans pour autant mettre en difficulté les trésoreries de ces structures.

Naturellement nous nous sommes intéressés au Barter.

SCIC France Barter

L’échange inter-entreprises ou « Barter » est un outil de développement innovant et collaboratif pour les entreprises de toute taille. Il leur permet de financer certaines dépenses ou projets d’achats directement en échange de leur production sans sortie de trésorerie..

Ce mode de commerce, véritable relais de croissance permet à une société d’accéder à un réseau collaboratif d’entreprises sélectionnées et prêtes à échanger …

Actuellement

Nous sommes une dizaine de structures, qui depuis 2015, travaillons à ce système d »échanges et inscrivons nos échanges de biens et services dans ce modèle.

Nous avons rapidement décidé de voir chaque structure individuellement. Parce que comme souvent dans les SEL (Système d’échanges locaux), il est assez facile d’exprimer ses besoins mais beaucoup plus difficile de dire ce que l’on peut proposer. Le fait de prendre du temps avec la structure partenaire, un moment d’échange, nous a permis d’aller creuser dans le projet de la structure et d’être en capacité de leur dire « cet élément peut nous intéresser, nous en aurions besoin ».

Actuellement, les échanges sont plutôt unilatéraux, avec la recyclerie au centre, mais une volonté d’échanges multilatéraux s’affirme. C’est-à-dire qu’un crédit que l’on a dépensé à la recyclerie pourrait ensuite être dépensé dans une autre structure. Ce passage à l’échelle n’est pas facile et demande de formaliser des outils de gestion et de suivi.

 Ce qui a été échangé par la recyclerie :

  • Du mobilier de bureau,
  • Du matériel informatique,
  • Le prêt d’un fourgon,
  • Du matériel de bricolage,
  • Des fournitures de bureau (on en récupère de plus en plus),
  • La construction de mobilier (par exemple, on a construit l’intégralité d’une salle de réunion),
  • Des heures de travail : cela permet petit à petit d’aller travailler chez les autres, ou de pouvoir proposer des compétences qui sont présentes en internes.

Contre-parties reçues :

  • Une salle de réunion,
  • Des heures de fourgon,
  • La mise à disposition de personnel (cela nous a permis d’assurer un certain nombre de nos activités, sans forcément toucher à notre trésorerie), ce qui représente par exemple environ 35 heures de travail échangées avec Vert le Jardin…
  • Des réduction de factures de comptabilité, des spots publicitaires auprès d’une radio,
  • De la réparation de matériel spécifique .
  • Des places de spectacle, des cours d’équitation…

La plupart des contreparties nous ont servi pour notre fonctionnement. Mais nous souhaitons que le Barter puisse aussi permettre des contreparties qui améliorent l’accès aux loisirs, à la culture, et à la santé de nos actions d’insertion (Places de spectacle et cours d’équitation). Aujourd’hui, dans le cadre de nos actions d’insertion, financées par le Conseil Départemental, nous cherchons à augmenter le nombre d’actions collectives  pour travailler sur l’alimentation, l’accès aux loisirs et à la culture. Se pose dès lors la question du financement de ses actions, notamment quant elles impliquent une autres structure. Grâce à l’échange entre associations via le Barter, ce type d’activités a pu voir le jour. Par exemple, un échange avec Vert le Jardin pourrait permettre à des participants à nos actions d’insertion de bénéficier de l’atelier de conserverie ou de partager un repas en contre partie de matériels…

En 2015, l’ensemble de ces échanges représente environ 6 milles euros.

Perspectives :

Aujourd’hui, ce projet est dans un objectif de développement puisque nous voyons arriver petit à petit un certain nombre de structures qui viennent nous voir et qui nous disent clairement, « on a pas d’argent ».

C’est une des raisons pour lesquelles la Recyclerie est rentrée dans le « collectif Lieu Dit ». Nous nous sommes dit que Le Barter pourrait peut-être faire partie du modèle économique et qu’il pourrait se mettre en place entre les dix structures [qui participent au projet du Lieu-Dit ], et avec d’autres. L’idée étant de bien poser comptablement l’ensemble de ces échanges.

Reste pour nous un certain nombre d’objectifs en 2016 :

  • Former l’équipe de la recyclerie : ce sont des modes de pensées qui ne sont pas habituels. Nous voyons bien qu’au niveau de la Recyclerie, lorsqu’il y a des rencontres avec des partenaires, il est important que l’équipe ait suffisamment intégré le Barter pour pouvoir le proposer.
  • Travailler sur la partie comptable : nous devons formaliser des outils comptables pour faire état de ces modes d’échanges dans les mois et les années qui viennent. Le Barter est délimité par la loi, avec des modèles de factures spécifiques… Nous devons encore avancer sur ces aspects car l’idée est de bien pouvoir poser ce modèle économique.
  • Prendre contact avec les réseaux : France Barter et Breizh Barter. Le réseau régional, basé à Rennes, compte une quarantaine d’entreprises.

Nous avons obtenu un financement en 2015 dans le cadre de l’appel à Projets ESS du pays de Brest, et à chaque nouvelle étape nous réalisons qu’arriver à bien structurer et bien communiquer sur le barter nous demande beaucoup de temps.

L’idée, c’est de faire savoir que cette proposition existe, pour que les structures intéressées viennent nous rencontrer. Une fois cette rencontre effectuée, la démarche est en fait assez naturelle, d’autant que des économies importantes sont réalisées pour beaucoup de structures grâce au barter, et notamment en terme de trésorerie.

Merci pour ce témoignage !
Pour en savoir plus sur le barter et/ou la recyclerie Un peu d’R :
– Site Web : http://unpeudr.fr/
– Tel. : 07.82.42.84.42
– E-mail : contact@unpeudr.fr

Offre de mission de service civique « Promouvoir l’ESS auprès des jeunes »

La structure
L’ADESS Cornouaille est un pôle de développement de l’Economie Sociale et Solidaire. C’est une association composée d’acteurs locaux de l’ESS (associations, coopératives, mutuelles et fondations) qui poursuit 3 missions :
1. Développer l’emploi et l’entrepreneuriat en ESS
2. Conduire des projets collectifs entre structures
3. Développer une culture de l’ESS
C’est au titre de cette troisième mission que l’ADESS propose d’accueillir un volontaire en service civique à la rentrée prochaine (septembre 2016).
La mission

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L’ADESS Cornouaille souhaite promouvoir les valeurs de l’Economie Sociale et Solidaire auprès d’un public jeune (collégiens, lycéens et étudiants).
Les missions proposées au volontaire sont les suivantes :
1. Mener, avec la salariée et les bénévoles de l’association, des actions d’éducation à l’ESS en milieu scolaire et universitaire
2. Communiquer auprès des établissements scolaires locaux sur ces actions d’éducation à l’ESS et sur les outils pédagogiques que l’association peut mettre à disposition
3. Participer à l’actualisation et à la création de contenus, supports et outils pédagogiques utilisés à ces projets : études de cas, fiches thématiques, portraits des acteurs locaux de l’Economie Sociale et Solidaire…
4. Participer à la construction d’une formation d’éducation à l’ESS à destination des professionnels de la jeunesse (enseignants, formateurs, animateurs)
Profil du candidat
– Les missions proposées nécessitent une certaine aisance relationnelle et d’autonomie. Cependant l’ADESS (salariée et bénévoles) s’engage à accompagner le volontaire pour atteindre cette autonomie et aisance.
– La mission nécessite un fort intérêt pour l’animation et l’Economie Sociale et Solidaire
Conditions de la mission
– Contrat de 8 mois à partir de septembre 2016
– De 28 heures par semaine
– Candidatures ouvertes aux personnes âgées de 25 ans maximum.
– Indemnisation mensuelle : environ 570 euros – déplacements pris en charge
– Mission basée à Quimper, déplacements à prévoir sur le territoire de Cornouaille
Candidature et information
Les candidatures sont à envoyer à : ADESS Pays de Cornouaille – 71 avenue Jacques Le Viol 29000 QUIMPER – adesscornouaille@gmail.com